ARCHIVE 

Ici - La video   2010

Le  dimanche 21 février 2010

Temps D’IMBOLC

Réveil de l’Ours

Fête

CELTIQUE- GAULOISE

Célébration  du Miracle de la Vie

et des Esprits de la nature.


Célébration à Fareille

Comme les années passées, rituel de purification à la rivière . 

IMBOLC fête celtique gauloise.

Dans la tradition, c’est  la grande Déesse d’Ana Belisama Rosmerta, (Brigit en Irlande) qui 

domine cette fête.

Dans sa symbolique, le temps d’IMBOLC est un moment de purification, l’eau est l’élément 

qui domine cette période, avec l’idée de la matrice. 

Le Feu est aussi un symbole très  fort de ce temps car il symbolise la venue d’un jour nouveau 

en germe dans le ventre de la Terre Mère.

C’est la lueur du jour naissant prêt à s’accoupler avec elle, dont la fusion se fera à Beltane (premier mai) .

Dans la pratique rituelle, Ce sont surtout des cérémonials d’eau, pour la purification et de feu 

pour révérer la lumière naissante qui domine. 

On souhaite ainsi la bienvenue prochaine de la  Déesse et du renouveau.

 Pourquoi le réveil 

de l'Ours ?

Rituel de l'oursEmblème 

du clan tlinglit Nanyaayi, 

Ours brun et son costume. A Wrangell Alaska en 1885.  photo :A.P.Niblack

Pourquoi le réveil de l’Ours, animal totem ?

La tradition ancestrale primordiale archaïque a beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes, dans l'investissement qu’elle fait dans un imaginaire populaire des êtres de la nature, comme les animaux.

L'ours se présente dans l'imagerie légendaire comme le double de l'homme, mais un double beaucoup plus puissant tant en force physique, en force vitale et sexuelle, mais surtout en capacité à rêver ! ( L'ours en hibernation dort et rêve une grande partie de l'hiver) .

Longtemps en Europe le roi des animaux ne fut pas le lion mais l’ours, admiré, vénéré, pensé comme un parent ou un ancêtre de l’homme. Les cultes dont il a fait l’objet depuis la préhistoire et plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère ont laissé des traces dans l’imaginaire et les mythologies jusqu’au cœur du Moyen Age chrétien.

De bonne heure l’Eglise chercha à les éradiquer dans un contexte où les lieux et les figures ancestrales totémiques sacrés antiques celtiques ou chamaniques, liées à une pratique dévotionnelle, s’opposaient ou faisaient de l’ombre aux conceptions de l’Eglise. Pendant près d’un millénaire rien ne fut épargner pour supprimer cet animal tant physiquement que symboliquement : massacres de grande ampleur, diabolisation systématique, transformation du fauve redoutable en une bête de cirque, promotion du lion sur le trône animal.

A l’heure de la conservation de la bio diversité l’on comprend peut être pourquoi cet animal européen soulève encore, comme le loup, tant de polémiques autour de sa survie ?

Dès les premiers temps du christianisme, l’Eglise avait pris l’habitude de manipuler ou de modifier le calendrier, Cela permit à celle ci d’étouffer – sinon éradiquer au fil du temps dans le monde des campagnes la plupart des cultes rendus aux divinités païennes, aux figures mythologiques, aux astres, aux forces de la nature et, surtout au animaux.

Aidée par des récits hagiographiques soulignant combien les hommes de Dieu étaient plus forts que les bêtes sauvages, petit à petit le culte des saints se superposa aux anciennes fêtes cultuelles ursines .

Pour les Gaulois, l’ours légendaire est l’animal doué de la force brutale du fauve dont naissent les dynasties royales de guerriers invincibles.

C'est donc par sa force et sa capacité à rêver que le monde mégalithique, puis celtique l'a associé à la fonction royale et à la caste guerrière.

Le nom gaulois de l'ours était « Artos » ou « Artus », racine que l'on retrouve dans le légendaire nom du roi « Arthur ».

La capacité de l'ours en hibernation de rester à dormir, de rêver dans une caverne au sein de la terre mère était vue par les anciens, comme la capacité royale d'être en lien, par le monde du rêve avec la dimension onirique de l'univers sans l'imite.

Cette qualité demandée à la fonction royale qui est « de voir loin » et d'être par le rêve en communication avec les dieux était une expression de haute valeur.

Les anciens avaient inscrit cet animal, comme : Grande Ourse, pivot du ciel celle qui donne la haute direction éternelle du Nord.

Pour nous-mêmes, peut être, pouvons nous retrouver, dans nos profondeurs archaïques imaginaires,  en chacun de nous, la sagesse, unie à la force, à l'image de l'ours.

Dans le Celtisme la fête d’Imbolc tombe les premiers jours de février, c’est aussi la grande fête du réveil de l’ours sortant d’hibernation.

Dans un esprit ancestral de réconciliation naturelle, nous célébrerons, un peu tardivement certes, (le 21 février à partir de 11h précise) mais joyeusement, le réveil de l’Ours et les prémices du printemps.


 

Sources : Voir le livre de Michel Pastoureau « l’Ours, Histoire d’un roi déchu » au  seuil

                 Ou aussi   http://www.luxsanctuary.com/

  

PROGRAMME

 Dimanche 21 février 2010  

 

11h 00 précis  - 

 Marche vers la rivière 

Réveil de l’Ours à 12h30

Acte carnavalesque

12h : Repas partagé

16 h30 - chant - Cercle de Parole

« à quoi correspond  le temps d’Imbolc ? » .

" Les brillances, les limites et errements du Celtisme "

18h – Projection d’un documentaire       

20h – Repas  dit : Gaulois

21h30 –  chants -

22h30- fin de journée.

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Déroulement : Pour l’organisation pratique, de préférence il est bon de signaler 

votre venue au 04.70.05.10.39

Repas : Apporter votre nourriture pour les déjeuners et dîners. Nous ferons un partage convivial dans 

la joie avec les autres participants, vous pouvez  même amener vos petites spécialités !

A l'exemple de la tradition, toutes ces activités sont gratuites. 

Rappel - A savoir également : La démarche  se veut insolite, paradoxale, expérimentale, moderne, et surtout artistique et poétique mais surtout amicale;  dans une volonté d’offrir des thèmes archaïques et mythologiques anciens pour enrichir l’imaginaire d’aujourd’hui et de participer à l'activité culturelle rurale de notre petite patrie. 

    Nos activités ne s'incrivent dans aucune forme de religion, captation tarifée, thérapie inprovisée  ou autres balivernes et croyances déraisonnables.  

    En résumé, nous nous proposons d'être modestement une forme de résistance culturelle à la mondialisation commerciale des esprits

Ouvert à tous !  





Journal La Motagne

   


        


  Contact  : ancestral03@orange.fr
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